19e siècle, la Raffinerie Tirlemontoise voit le jour

Avant 1836, l’importance d’Olivier de Serres et de Napoléon


Anvers - SuikerruiAu 14e siècle, de grandes quantités de sucre de canne sont importées via le port florissant de Bruges. Anvers reprend le flambeau de Bruges au 15 e siècle et en 1550, la ville compte déjà quinze raffineries. Bon nombre d’entre elles sont situées le long du « Suikerrui » (toujours baptisé ainsi à l’heure actuelle). En 1575, Olivier de Serres découvre que les betteraves sucrières contiennent du jus qui « ressemble à du sirop de sucre ». Mais personne n'y prête attention.

 

Un moment important dans l'histoire belge du sucre est l'année 1806: un an après sa défaite à la bataille de Trafalgar, Napoléon instaure un blocus continental contre les Britanniques. Cette décision est lourde de conséquences pour le port d’Anvers et l’importation du sucre de canne.

 

1836, la Raffinerie Tirlemontoise voit le jour


Le 16 mai 1836, la ville de Tirlemont reçoit des demandes de permis de bâtir pour deux nouvelles sucreries : l’une de Joseph Vandenberghe de Binckom, son usine deviendra par la suite la Raffinerie Tirlemontoise, et l’autre de Henry Vinckenbosch. Au total, la Belgique compte alors 36 sucreries. En 1843, elles produisent ensemble quelque 3 millions de kg de sucre par an.

 

Raffinerie Tirlemontoise - Paul et Franz WittouckEn 1849, Joseph Vandenberghe de Binckom vend sa sucrerie à Henry Vinckenbosch pour la somme faramineuse de 125 000 francs belges. Dans les années suivantes, d'autres sucreries voient le jour: Genappe, Wanze et Oostkamp.

 

Le 17 septembre 1887, la Raffinerie Tirlemontoise devient une société anonyme et en 1894, Paul et Franz Wittouck, les propriétaires de la sucrerie de Wanze, rachètent la Raffinerie Tirlemontoise à la famille Vinckenbosch.

 

20e siècle, des innovations et des investissements